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EXPOSITIONS

Maxime Lamarche
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Exposition permanente dans le jardin de Relief

Image 1 :
Le calme après la tempète
2014, Sculpture. Bateau type hors bord 1975, osb, Résine polyester, fibre de verre, peinture époxy, pompe vide cave. 4,10 x 1,60 x 1,10 m

Image : Blaise Adilon

Image 2 :
Austin's island
2017, Sculpture performancielle Bateau à moteur hors bord, fibre de verre, résine polyester teinté dans la masse, peinture métallisée, vernis pu mat, pieds acier . 4,72 x 1,60 x 2,20 m.Image: Maxime Lamarche

Image 3 :
Orbis non sufficit, Soft serve boat II
2023, sculpture, Acier (Demi Ford Taunus 76’, pavillon toit Nissan 4x4 terrano 88', poutre IPN), Peinture et vernis PU. 4, 87 x 1,60 x 2,10 m

Le calme après la tempête

« Le canot a pris l’eau et n’est pas près d’être remis à flot. L’eau qui s’y engouffre ne cesse de le creuser de l’intérieur et le large trou percé dans sa coque semble être un puits sans fond où toutes les mers du monde viennent se jeter, encore et encore. Le naufrage est solitaire. Il s’auto-alimente et s’abreuve toujours à la même eau noirâtre. C’est vrai des individus frappés par le malheur et la dépression. C’est vrai aussi de ce canot que plus rien ne peut sauver. Même si, il faut bien le reconnaître, sa situation ne s’aggrave pas : elle stagne. Ce que met en scène d’ailleurs la position bancale de cette sculpture (Le calme après la tempête) : à demi-renversée sur le flanc, elle n’abdique pas complètement et trouve un point d’équilibre pour redresser une proue fiérote. Pas question de succomber entièrement, mais bien de contrebalancer le désastre par une pointe d’orgueil, ou par une force et des principes physiques, voire mécaniques... ».

Extrait du texte La ligne de flottaison, de Judicael lavrador, écrit pour l’expostion. Les sirènes chantent toujours faux, dans le cadre de Galeries Nomades 14 , IAC Rhône alpes



Austin's Island

Austin's Island, est une hybridation entre un bateau de vitesse – un Fletcher 155 Arrowsport – et une maquette en résine de la montagne faisant face au Lieux d'exposition, la dite Dent du Chat. Le « bateau-montagne » est installé sur deux pieds rappelant les socles de maquette souvenir donnant alors le sentiment qu'il a perdu toute fonction. Pourtant plusieurs éléments laissent penser le contraire : l'échelle, le moteur mais aussi une découpe sommaire dans la résine qui donne accès à l'intérieur du bateau. Une photographie montrée à l'entrée de l'exposition vient confirmer notre pressentiment puisque l'île a bel et bien « navigué ». Les deux éléments hybridés révèlent chacun à leur tour un mythe différent. La montagne trouve son nom dans une légende racontant qu’un chat aurait terrorisé les habitants de la vallée jusqu'à ce que deux compagnons du roi Arthur (Bérius et Mélianus) l'en délivre. Le bateau fut acquis par une famille anglaise au début des années 2000 pour venir pratiquer le ski nautique durant leurs vacances. Le père, M. Austin, cherchait ainsi à rejouer une forme de mythe du tourisme balnéaire propice tant à la détente qu'à la découverte de sensations fortes. Une panne en plein milieu du plus grand lac naturel de France, a contraint la famille à abandonner son bien sur la berge, mettant ainsi fin à leur rêve d'évasion. En équipant le bateau d'une reproduction fantasmée de la montagne, Maxime LAMARCHE rend caduque la vivacité présumée de l'embarcation et la transforme en une sorte de sarcophage flottant, symbole de la puissance des mythes mais aussi de leur inéluctable épuisement. L'embarcation voguant sur le lac questionne un autre mythe : l'île. Élément naturel mais aussi imaginaire, l'île fût un objectif majeur des différentes expéditions à travers les âges tout autant qu'une forme d'enfermement par sa nature insulaire.

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