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EXPOSITIONS

Perte de signal
Johan Parent & Johanna Perret
06 - 04 - 24 au 11 - 05 - 24

Visiter l'exposition sur RDV
→  asso.relief(at)gmail.com

Memento
→ Public & school  → 09 /04 /24 .
Visite commentée et atelier artistique à destination du public scolaire
Visite écho → 13 /04 /24

Sur inscription. Visite de  l'exposition de Johan Parent présentée à l'Angle - Art de contemporain (La Roche sur Foron), puis d'une visite à Relief de l'exposition de Johanna Perret et Johan Parent

Perte de signal ‘’ Un affaiblissement brusque du signal visuel’’

Cette courte définition prévient le visiteur. Dès qu’il entrera dans l’exposition, celui-ci sera immédiatement confronté à des œuvres qui viennent brouiller la lisibilité et la clarté de ce qu’elles représentent. Entre figuration signifiée et abstraction visuelle, cette proposition nous plonge dans un univers paysager tant contemplatif que réflexif.

Avec ses peintures, Johanna Perret, pousse à l’extrême la technique du glacis afin d’amener le sfumato à la limite de sa transparence, faisant ainsi disparaître des vues de paysage alpin dans un singulier brouillard. Les brumes épaisses de ces tableaux sont composées de couleurs autant artificielles que séduisantes. Elles rappellent notamment l’irisation des huiles de coupe solubles, et autre substances pétrochimiques, utilisées jusqu’alors dans les usines de décolletage présentes en contrebas du massif du Mont-Blanc.
Via ce choix de technique et de couleur, Johanna Perret ne vient pas seulement sublimer les paysages et les souvenirs de son enfance.
Elle révèle également un environnement suffoquant, résultat d’une suractivité humaine soumise à des injonctions socio-économiques difficiles
à réguler.

Ce rapport de causalité se retrouve également dans la proposition de Johan Parent. Placée au centre de l’espace d’exposition, son installation
permet de déambuler dans une sorte d’environnement minimal évoquant le concept de bureau paysager. Les tréteaux et les lampes d’architectes viennent mettre hors-sol, ce qui s’apparente à 3 cartes topographiques quasi monochromes. Ce travail énigmatique, est issu d’un dispositif de fabrication protocolaire et mécanique. Chaque ‘‘carte’’ est réalisée à partir de trois ouvrages – le code pénal, civil et celui du travail – déchiquetés par une broyeuse, pour être reconditionné en pâte à papier grossière. Sorte de corrélation linguistique entre le fond et la forme, Matière grise vient révéler une certaine opacité d’un système organisationnel et hors champ.

Cacher / faire disparaître pour mieux révéler, c’est certainement la trame implicite de cette l’exposition. Les représentations fantomatiques d’objets-sujets placé en arrière plan, nous invite à voir au-delà de ce qui nous est donné de percevoir.

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