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EXPOSITIONS

Hors champ
Virginie Piotrowski 

30-09-23 au 18-11-23 - PKR

Visiter l'exposition sur RDV
→  asso.relief(at)gmail.com

Memento
→ Public school 
23/11/23 et 24/11/23
Visite commentée et atelier artistique à destination du public scolaire

→ Finissage
24/11/23 à partir de 15h

Virginie Piotrowski s’intéresse à des lieux modestes, ordinairement dédaignés. Les dessins virtuoses qu’elle en réalise sont mis en situation, presque en scène, au sein d’une installation qui les accompagne et en propose comme un prolongement, un écho matériel.

Une émotion – sans doute « cette émotion appelée poésie » que désignait au fronton d’un de ses livres le poète Pierre Reverdy –, une certaine poésie donc peut émaner des choses les plus humbles, les plus ordinaires, les plus banales et à ce titre communément méprisées. Il suffit qu’elles nous touchent, nous ne saurions dire par quelle harmonie paradoxale qui s’en dégagerait.

Virginie Piotrowski trouve une beauté à ces lieux, à ces objets dont la qualité et l’aspect ne correspondent pas aux critères esthétiques habituellement en vigueur. Elle se dit attentive particulièrement aux zonespériurbaines, aux lotissements pavillonnaires, aux terrains vagues, aux chantiers inachevés. « Je m’intéresse aux entre-deux, là où la nature et l’architecture se mélangent, où l’une n’a pas pris le pas sur l’autre. De même les endroits où l’on travaille, car je suis sensible à la beauté des formes pratiques. »

Ces lieux sans éclat, ces objets dépréciés, elle les dessine (au crayon, parfois avec un peu de gouache) seuls, dégagés de toute présence humaine, avec une exigence de précision technique et une minutie telles qu’elle les rend ainsi dignes d’être regardés, leur conférant par là une existence remarquable. Sans aller jusqu’à le sublimer, ses dessins éclairent ce qui restait dans l’ombre, quasi invisible car ignoré, sans intérêt car dédaigné.

Virginie Piotrowski ne présente pas ses dessins aux murs tout bonnement, elle les met en scène ou en perspective, propose un prolongement aux lieux qu’ils figurent et esquisse ainsi la possibilité d’un récit qui les unirait. L’espace de l’exposition se voit alors habité, garni d’une série d’objets, matériaux de construction, planches et moellons, poteaux et tasseaux, le tout disposé avec une négligence soigneusement étudiée, comme dans l’imminence d’un hypothétique chantier.
L’artiste élabore de cette manière une véritable scénographie autour de ses dessins, conduisant par l’occupation de l’espace physique à une mise en abyme des lieux reproduits sur les feuilles (...)

Jean-Pierre Chambon,
extrait du texte le dessin prolongé hors cadre

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